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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 11:53

Retour sur un déménagement monumental : celui du blog boulimiquement alimenté par Pierre Assouline depuis octobre 2004.


photo-assouline-2.jpgLe Passou (diminutif communément usité de Pierre Assouline, homologué par le principal intéressé) a pour particularité sa notable boulimie de lecture et sa prolifique production d’écrits en tous genres, sur tout ce qui touche de près ou de loin aux livres. 

 

Depuis 2004, son blog est une mine d’informations en tous genres et très accessibles, pour tout internaute un peu curieux et surtout féru de littérature. Chacun peut y trouver son compte, jugez plutôt : le blog était hébergé par le site du journal Le Monde depuis sa création et y a vu 2 500 articles mis en ligne. La République des Livres (http://passouline.blog.lemonde.fr).

 

Le monumental se trouvant tant dans le nombre d’articles mis en ligne, que dans le contenu de chacun, et les centaines de commentaires qu’ils génèrent tous systématiquement.


logo.pngC’est donc ce monument que Pierre Assouline a télétransporté sous d’autres latitudes numériques : http://larepubliquedeslivres.com .


 

Désormais indépendante, sa République en profite pour héberger d’autres curiosités de littérateurs chères au Passou.


On y trouve ainsi les savoureuses rubriques « le coin du critique SDF » (comme quoi être critique n’est pas toujours ce qu’on en imagine), et « la version du traducteur » alimentée par les nombreux états d’âmes que peuvent avoir ces précieux passeurs.

 

Journaliste-Ecrivain qui bloguait plus vite que son ombre, Pierre Assouline continue donc d’écrire et de laisser large place à ceux qui écrivent sur tout ce qui touche au monde des livres, des lettres et de ceux qui les font vivre d’une manière ou d’une autre. 

 

Au passage, il en a profité pour concrétiser son projet de portail culturel plus large, et sa République a donc fait des petits.

 

On y trouve aujourd’hui des passerelles vers des jumeaux publicistes susceptibles d’aiguillonner la curiosité de l’internaute dans plusieurs autres domaines culturels.

 

La république du théâtre est animée par Charlotte Lipinska, celle du jazz par Georges Kiossev, celle du livre numérique par Bernard Molino, et celle du cinéma par Sophie Avon, tous journalistes et commetteurs de nombreuses autres activités liées à leur domaine de prédilection respectif.


logo-jazz.png

 logo-theatre.jpg 

 

 Logo-cine-copie.png 

 Logo-livre-num.png 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On attendrait d’autres républiques culturelles, donc avis aux repreneurs qui se sentent l’âme d’un Passou dans leur domaine… 

 

Et surtout, bonnes lectures.

 

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Jilda Hacikoglu - dans Culture
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 14:18

Le plus cosmopolite des comédiens de diaspora présentera cette année le festival international du film d’Erevan. Gérald Papasian animera ‘en mode Babel’ (en 3 langues) les cérémonies d’ouverture et de clôture du 9ème Abricot d’Or d’Erevan, prévu du 8 au 15 juillet 2012.


poster 2012 enposter 2012 am 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affiche du festival, version anglaise & version originale

 

 

A bien des égards  la dernière édition de ce festival avait résolument confirmé son credo international, et la session 2012 du festival ne déroge pas à ces principes cosmopolites (voir ci-dessous la sélection 2012).

 

Comme un poisson dans l’eau, la présence de Gérald Papasian cette année en tant qu’invité d’honneur pour animer les cérémonies du festival apparaît donc comme une évidence. Dans le petit monde des Arméniens sillonnant la planète comme un second chez eux, ce phénomène tient en effet une place singulière.

 

 

20120511 GP portrait mariejulliard-17-2L’impossible bio express de Gérald Papasian


On pourrait faire un roman de sa vie, pleine d’histoires, de bons mots et d’anecdotes aussi croustillantes que ce personnage : tout a commencé à 14 ans dans son Caire natal en traduisant les aventures de Tintin en arménien pour les monter au théâtre, façon ‘Comédie Française’ (c'est-à-dire non soufflé), par une troupe d’amateurs arméniens.

 

Toutes ses pérégrinations n’ont ensuite été guidée que par son souhait de continuer ce jeu. De villes en continents où il a longtemps séjourné, entre Europe, Etats-Unis et Orient, cet homme de théâtre a choisi la France pour patrie d’adoption depuis vingt ans.

 

 

Là, c'est le metteur en scène Habib Naghmouchin qui le premier lui a donné ses rôles sur la scène parisienne, dans des pièces de Shakespeare. Plus tard sa collaboration avec Irina Brook est devenu un autre formidable pilier de sa vie de théâtre. C'est elle qui lui a taillé des rôles quasi sur-mesure au sein de sa compagnie, et son rôle de Sancho dans le Somewhere la Mancha, adaptation de Don Quichotte reste un sommet.

 

Cette liberté de ton sied bien au rebelle éternel qu’il est, capable de s’enflammer autant pour partager toutes les beautés qu’il voit, que rejeter toutes les dictatures sociales. D’autant qu’en matière de dictature, il a déjà donné dans son Egypte natale, puis en Arménie soviétique où il a étudié pendant cinq ans à l’Institut national du théâtre et de cinéma d’Erevan. Cette faculté de mise en scène ‘unique au monde’ dont Gérald garde un souvenir fort, employait la méthode d’excellence russe pour former de véritables experts du jeu d’acteur et de la mise en scène.


En tous les cas sa joviale bonhomie n’a d’égale que son professionnalisme dans un art auquel il se dévoue entièrement, et avec une connaissance encyclopédique peu usitée des créations arméniennes.

 

Pour toutes ces mises en scène, la traduction d’œuvres en arménien ou de l’arménien vers d’autres langues est d’ailleurs un exercice qu’il a beaucoup pratiqué, avec une rare acuité. Depuis l’adaptation en anglais de l’opéra Anouche d’Armen Tigranian, qui sonne tout autant arménien malgré les paroles américaines (c’était en 1981 au Michigan Opera à Detroit), et jusqu’à son dernier exploit autour des partitions retrouvées du Gariné de Dikran Tchouhadjian.

 

Golden-Apricot 1141 Gariné (mise en scène Gérald Papasian 2011)

 

Tout cela est au service d’un désir de passer le relais : soutenir une création artistique arménienne de niveau professionnel qu’il aimerait voir vivre beaucoup mieux en diaspora. Sa conviction étant que c’est cela qui peut entretenir l’étincelle d’une identité malmenée, mais qui a encore des chefs d’œuvres dignes d’égaler les plus grands.

 

Golden-Apricot 0950Obligé de décliner l’invitation de l’Abricot d’or l’an dernier, pour cause de résidence au Théâtre de  Paris où il jouait les Demetrius et Bottom dans l’adaptation du songe Shakespearien d’Irina Brook, cette année était la bonne pour lui faire tenir ce rôle.

L’acteur/metteur en scène/chanteur/traducteur/adaptateur polyglotte (ouf !) qu’il est, se réjouit déjà à l’avance de cette croisée des cultures où la création d’Arménie et de diaspora partage l’affiche avec les meilleurs professionnels du 7ème art.

 

Demandez le programme : la sélection 2012 de l’Abricot d’or


Car au festival de l'Abricot d'or cette année, la barre cosmopolite est toujours haut perchée. 90 films en compétition, toutes catégories confondues, ont été sélectionnés parmi 1 250 candidatures dans les quatre principales catégories : long métrage de fictions, documentaires, Goriz (qu’on pourrait traduire par ‘noyau d’abricot’) pour les courts métrages, et Panorama arménien.

 

L-exercice-de-l-Etat.jpgAu programme des longs métrages de fiction en compétition, dont le jury est présidé par le réalisateur espagnol Victor Erice, neuf films sont présentés cette année depuis la Pologne, Russie, Suisse, France, Turquie, Estonie, Chili ou Espagne. Deux d’entre eux – L’exercice de l’Etat de Pierre Schoeller, et In the Fog (‘dans le brouillard’) de Sergei Loznitsa, sont les lauréats 2010 et 2011 du prix FIPRESCI du festival de Cannes (prix créé pour soutenir le cinéma de genre, risqué, original et personnel, c’est un aperçu de l’audace qu’encourage l’Abricot d’or).


12 films ont été sélectionnés dans la catégorie des documentaires, et c’est sans doute dans la catégorie Goriz, avec 36 films retenus parmi les 700 candidatures, qu’on rencontre le plus de pays et de continents représentés.


Enfin la dernière mais non moindre est la sélection du Panorama arménien qui regroupe une trentaine de films longs et courts métrage, de réalisateurs d’Arménie bien sûr, mais aussi d’Arméniens venus des quatre coins du globe (France, Syrie, Turquie, Russie, Suisse, Etats-Unis, Canada, Liban et Allemagne). Une diversité à l’image du festival et de la présence de professionnels arméniens en diaspora dans le monde du cinéma international.

 

Le festival programme aussi traditionnellement hors compétition de nombreuses projections sur le thème de rétrospectives, d’hommages spécifiques ou d’avant-premières à Erevan. Avec le label de l’UNESCO donné cette année à Erevan, capitale du livre, le festival prévoit ainsi une programmation fournie autour du thème des adaptions de livres au cinéma.

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Jilda Hacikoglu - dans Culture
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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 10:44

Retour sur ce film percutant, qui prévoit bientôt quelques avant-premières, avant sa sortie en salles prévue pour octobre prochain.


Anna-et-Mathieu-Zeitindjioglou-UGAB-Paris.jpgAprès une première projection riche en émotions le 3 mars dernier, le film a en effet confirmé sa réussite sur tous les plans. L’UGAB avait fait salle comble avec un public rassemblant diverses générations, qui se sont toutes retrouvées dans le propos très actuel de ce film décidément bien tombé.


Sur un ton particulièrement mordant et en même temps sensible, Anna et Mathieu Zeitindjioglou ont en effet mis à jour avec un dynamisme qu’on ne concevait plus, les nombreuses contradictions que vivent, aujourd’hui encore, l’Arménien de diaspora mais aussi la Turquie, entre rejet d’un passé si lourd, négationnisme, et poids du déracinement.


Marqué par une histoire personnelle délicate dont les effets transparaissent dans ce film, le réalisateur nous raconte donc à sa manière, sans forcément entrer dans le détail grâce aux passages contés, une histoire mystérieuse de déguisements, lourds de conséquences... Sa femme Anna, dont on ne peut qu’admirer l’énergie, n’est pas pour peu dans la naissance et la concrétisation du résultat, le film, sorte de premier ‘bébé’ du couple.

 

 

Anna-sur-les-ruines-d-Ani.jpg

Anna sur les ruines d'Ani

 

Extrait de l'article paru dans le France-Arménie du mois d’avril au sujet du film :

 

Le fils du marchand d’olives 

 Sur un ton particulièrement vivant et moderne, ce film suit le périple d’un couple qui commence son voyage de noces en Turquie… en apparence. En réalité il s’agit de parcourir à rebours l’itinéraire d’un grand-père nommé Garabed, qui a survécu au génocide arménien grâce à la turquification de son nom, devenu Zeitindjioglou.


 Dans un genre totalement atypique, mêlant animation, documentaire et histoire personnelle, le film retrace cette difficile reconstitution des origines, sur laquelle le couple n’a que peu d’éléments. Elle est en partie narrée sous forme d’un conte quasi-philosophique, auquel l’acteur Jean-Claude Dreyfuss prête sa voix, et qui correspond à la partie d’animation dessinée du film.


Dans la réalité, sous couvert de ce nom turc qui est resté le leur, Mathieu et Anna interrogent les offices de tourismes, les musées et les populations locales avec une franchise et un courage peu communs dans ces contrées fortement déconseillées de l’est anatolien (d’Ankara à Ani, Kars, Van Erzerum).


Durant ce voyage passionnant mais laborieux, soutenu par la persévérance d’Anna et une bonne  dose d’humour salvateur, ils mettent à jour l’immense supercherie entretenue sur les lieux d’un crime devenu parfait à force d’en effacer les traces. 

 

Investigation, image, écriture, montage, son, animation, musique, réalisation, tout est ici orchestré de main de maître et sert un cinéma-réalité innovant, bousculant les consciences, pour susciter – on l’espère – un sursaut citoyen.

JH

 

 

‘Le  fils du marchand d’olives’ sera présenté au marché du film cannois en mai, et sa sortie en salle est prévue pour octobre 2011. 


En attendant, il est possible de le découvrir aux projections-débats ci-après :


*18 avril – 19h à la Comédie des Suds (plan de campagne, rue Albert Manoukian 13400 CABRIEL – près de Marseilles)

*21 avril – 21h au Ciné-club Rouben Mamoulian (6 Cité Wauxhall  Paris)

 

*22 avril 20h30 à l’UGAB (118 rue de Courcelles à Paris)

 

*30 avril – 19h dans la grande salle de l’école Saint Mesrob (rue Komitas Alfortville)

 

http://www.lefilsdumarchand.com/

 

Mathieu Zeitindjioglou

 

 

 

 

L'arrière petit-fils du marchand d'olives...

 

 

 

 

 

 

 

 

L'arrière petit-fils du marchand d'olives, Mathieu Zeitindjioglou

 

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Jilda Hacikoglu - dans Culture
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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 22:45

Avec le beau soleil de ces jours-ci, rester devant un ordinateur doit valoir la peine, donc voilà quelques brins de soleil en transit grâce aux bons soins de deux fées créatives.


Affiche expo hommage Frida Kahlo

A ma droite : Véronique Dominici, artiste plasticienne et céramiste basée à Avignon. A ma gauche : Madeleine Ossikian, artiste peintre qui a dernièrement posé ses bagages à Castelnau de Guers (près de Pézenas).


Premier point commun : le Sud et son soleil. Toutes deux artistes itinérantes à leurs heures, régulièrement dans des manifestations d’art singulier, elles se sont croisées agréablement, au point de décider que finalement, il y avait là plus qu’une coïncidence.

 

Elles s’étaient promis il y a quatre ans de réaliser une exposition commune autour de Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine qu’elles admirent toutes deux, et dont la personnalité hors-normes leur avait déjà inspiré quelques œuvres « singulières ».

 

Exemple chez Véronique Dominici en suivant ce lien, et chez Madeleine Ossikian ci-après.

 

Collage Frida Kahlo (selon Mado)

Les traits distinctifs de cette égérie commune en disent d’ailleurs beaucoup sur la démarche de ces deux artistes qui gagnent à être découvertes.

Elles ont pour socle une sincérité fondamentale, avec laquelle elles tendent chacune à tracer leur voie propre, gardant coûte que coûte leur originalité, et sans se trahir malgré les tentations.

 


Véronique Dominici a ainsi vécu la sculpture comme une révélation personnelle : c’était là sa voie royale pour exprimer toutes les émotions que sa timidité ne permettait pas d’extérioriser.


Le melting-pot de son parcours entre des études supérieures paramédicales (qui ont probablement nourri son esthétique juste des corps humains, surtout des visages), sa passion du théâtre (à Avignon, endroit rêvé), et ses apprentissages artistiques (arts plastiques et histoire de l’art, Beaux-Arts de Nantes), font qu’elle développe des mises en scènes toujours plus surprenantes autour de ses sculptures, notamment en récupérant des objets détournés pour les besoins de ses œuvres.

Selon ses propres mots : « Alors l’inanimé s’anime, l’animé se fige pour l’éternité. »


Dans une vision assez similaire de son art, Madeleine Ossikian peint et représente son « monde intérieur attirant et navrant », entre un imaginaire fait de beaux rêves mythiques ou féériques et les empreintes tenaces de ses origines (voir ici son interview pour ConnexionsS).


Diplômée d’arts plastiques à l’université de Saint-Etienne, elle a enseigné pendant dix ans avant de se lancer définitivement dans ses créations à temps plein. Accouchements, chevaux (symboles de liberté), sorcières, filles orientales, mise en scène de ses égéries (Eve, Mata Hari, les Odalisques et Frida Kahlo donc), sont les thèmes qu’elle a travaillé avec un style affectionnant les ornementations tantôts fines, tantôt brumeuses, mais toujours riches en couleurs et dans un style simple, naïf, accessible.


Entre les toiles ou collages de l’une, et les sculptures multi-matériaux ou mises en scène de l’autre, leur exposition qui se tiendra du 16 au 30 avril à Avignon, devrait être une occasion supplémentaire de montrer leur talent vif et original, inspiré des axes forts de la vie et de l’œuvre de Frida Kahlo.

 

Du samedi 16 au samedi 30 avril prochain, place des Corps Saints à Avignon.

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Jilda Hacikoglu - dans Culture
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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 22:19

Ce qu’on a pris plaisir à lire mérite d’être partagé, c'est pourquoi l'on vous propose l’interview réalisée fin mars avec Madeleine Ossikian, artiste peintre aux couleurs et motifs vifs, chatoyants, attirants.

 

Madeleine-Ossikian.JPGA l'exposition "Des racines et des rêves"

Lyon, place Bellecour - avril 2007


Découverte et mise en avant par la Fondation Bullukian à Lyon lors de l’année de l’Arménie en France (exposition 2007 'Des racines et des rêves'), Madeleine Ossikian a poursuivi sa route et multiplié les supports et matériaux autour de sa peinture. Tant et si bien que les plaques de fers, hublots, fresques murales ou autres roulottes personnalisées n’ont plus aucun secret pour elle.


A l’occasion de l’exposition en hommage à Frida Kahlo, l’une de ses égéries, qu’elle prépare avec Véronique Dominici à Avignon, elle éclaire de son regard libre les coulisses d’un travail original : le sien, celui d’autres artistes, et tout ce que lui évoque Frida Kahlo.



141_4134.JPG

 

Toi et tes œuvres depuis les expos 2007- Evolution de ton travail

Dans tes toiles 'habituelles' toujours plutôt riches en couleurs et féériques, tu es passée de la série des accouchements, petite fille orientale... Quels ont été tes autres thèmes depuis, et quels ont été tes supports à chaque fois ?


J'ai fait une série sur les chevaux, symboles de liberté, de féérie, des thèmes arméniens (guerriers, princesse etc..) et toujours mes égéries : Eve, Mata Hari, Frida kahlo, les odalisques etc… J'ai lâché "le dessin réaliste" pour dessiner avec plus de liberté ce que je sors de moi. C'est ce qu'on appelle chercher son style !

Picasso disait "je ne cherche pas je trouve" ; moi j'ai trouvé... un peu.

 

 

Tu travaillais déjà avec des collages, en partant de photos anciennes, il y a eu ensuite les hublots, et autres matériaux de récup', roulotte...


Je suis une fille instable ! Non, je plaisante : je tâtonne, je cherche, je suis dans divers matériaux comme beaucoup de mes camarades artistes de ma génération. 

Fût un temps, lorsque la société aimait la peinture de Delacroix pour sa liberté gestuelle, l'autre pan de la société aimait Ingres pour sa rigueur académique, et les deux camps ne pouvaient que se battre. De nos jours on peut aimer les deux artistes sans problème mais souvent le prix de cette liberté est une certaine indifférence générale aussi. La démocratie tue la passion pour gagner des amours plus sereines...

Bref pour en revenir à moi, je ne prêche pour aucune chapelle et je fais ce qui me plaît !

 

Arménienne Arlésienne - Mado

 

Est-ce qu'avec le recul tu vois un cheminement particulier dans cette évolution ?


Mon travail en général est guidé par ma vie. J'ai peins des accouchements lorsque j'ai du présenter pour la première fois un travail d'artiste (pour ma Maîtrise d'arts plastiques). Avec le recul je suis née en tant que peintre cette année là.

Puis les sorcières lorsque j'ai quitté papa/ maman pour vivre ma vie de femme et me suis sentie libre d'avoir des aventures amoureuses (en tant que jeune fille  arménienne c'était plutôt tabou à la maison). La sorcière est le symbole d'une sexualité refoulée ou au contraire envoûtante, tout cela était inconscient chez moi...


Puis des années après, j'ai fait  un vrai grand pas dans ma vie, lorsque j'ai décidé de quitter mon travail alimentaire pour être artiste à plein temps : là je suis revenue aux sources comme une autre naissance. Avec le travail sur le thème arménien, il fallait commencer à réécrire mon histoire. Cela explique les photos en noir et blanc que je mets dans mes toiles, et pourquoi toutes mes héroïnes sont des femmes du 19ème  ou du début du 20ème siècle.


Cela m'a toujours troublée de savoir qu'aucun Arménien ne peux connaître ses origines au-delà de 3 ou 4 générations. Comme si nous étions tous nés le jour du génocide ! Peut-être qu'à travers ces images je recherche les photos de familles que je n'ai pas ? Maintenant tous ces thèmes reviennent parfois au gré des expositions...

 

 

Qu'est-ce qui t'as guidée à chaque fois que tu rentrais dans un nouveau thème ou support ?

 

Il n'y a pas longtemps j'étais dans le thème des maisons à roulettes. Evidemment je suis en plein déménagement, cela fera 3 maisons en 12 ans que nous rénovons, mais il y a aussi l'esprit nomade qui m'anime. J'ai analysé le fait de toujours vouloir partir par le biais encore de mes origines, et je l’explique sur mon blog :

 

« faire sa valise » c’est partir pour quitter ou retrouver, fuir ou arriver…

Moi je fais ma valise d’artiste, j’y mets mes couleurs et mon bonheur lorsque je pars pour des voyages inconnus où je rencontre individus extraordinaires et farfelus…

Enfant de l’immigration on naît avec la route en héritage et la mémoire des hommes et des femmes d’un autre temps, d’un autre pays, d’une autre vie…

Alors comment ne pas être nomade malgré soi, en effet mes « maisons qui roulent » sont le symbole d’une sédentarité illusoire quand dans mon esprit et mon cœur je suis toujours (d’)ailleurs.

 

De plus je fais partie d'une association d'artistes partis d'une idée farfelue : exposer dans des caravanes ! L'association s'appelle " avis de pas.sages" et nous partons ainsi à la rencontre du public (voir le blog http://avisdepas.sages.over-blog.com)

 


Quels sont les expo et festivals(vaux) à ton actif, ceux auxquels tu participes régulièrement ou ponctuellement, et les prochaines adresses où te trouver ?


Pour l'essentiel ce sont les festivals d'arts singuliers, les expo en caravane et les expos en milieu arménien... A priori j'expose dans les salons de l'UGAB du 10 au 18 décembre 2011 à Lyon (dates à confirmer). Sinon pas mal de sorties en caravane (voir les dates sur le blog) et je pense travailler sur mon album jeunesse intitulé "le grand plat" (écrit par Sonia Colin d'après une idée originale de Madeleine Ossikian) : j'espère pouvoir l'illustrer et l'éditer pour 2012 ! Je recherche une résidence, un financement, mécène ou sponsor !!! C'est l'histoire d'un petit garçon qui contribua à inventer la recette du "salma" etc...

Mais en attendant, aujourd'hui je travaille sur Frida Kahlo, en peinture et collage.

 

Odalysque - Mado
 

Frida Kahlo Avec Mata-Hari, elle était déjà dans tes toiles anciennes, tu utilisais des photos d'elles, c'est bien ça ? Pourquoi ? Que cherchais-tu à montrer alors ?


Je cherche à me construire une identité à travers les personnes qui me font rêver, des destins de femmes qui appartiennent à la féérie, le contemporain m'ennuie. Je les fais revivre dans mes toiles comme une fan, pour moi ce sont  des icônes de la beauté non standardisée, elles sont fortement sexuées, elles sont martyres et engagées !

 

Evidemment  ma vie ne ressemble pas à leur vie, mais je ne sais pas s'il faut le regretter, leur destin a toujours été tragique… Cela rejoint un peu ce que je disais plus haut sur nos vies contemporaines sans grands engagements (de ceux qui ont un rapport avec la vie ou la mort !), sans grande passion, sans risque.

 

C’est notre lot pour être tranquille... Parfois je le regrette. Boris Vian disait quelques chose comme cela :"la prudence, c'est pas la vie"

 


Que représente cette artiste et/ou son travail pour toi ? Qu'aimes-tu dans son art ou sa personnalité ?

 

Frida Kalho est une artiste mexicaine née aux alentours de 1910, par amour pour Diego Rivera de 20 ans son aîné, célèbre artiste fresquiste du Mexique dont la notoriété dépassait son pays (Europe, Etat Unis surtout, etc…), elle est devenue artiste, pour plaire à Diego.

 

Tous deux étaient de fervents défenseurs de la cause communiste, la cause du peuple opprimé, cela avait du sens à l'époque, et tous deux vivaient libérés de toutes mœurs bien seyantes de la société bien pensante !


Ce que j'admire chez Frida c'est son intégrité face à son destin, son courage face à la maladie. Elle est née avec une jambe atrophiée et à 18 ans elle fût victime d'un accident de bus qui la laissa pour morte (multiples fractures, un rein en moins, stérilité etc...) Frida a peint beaucoup de toiles couchée sur son lit...

Mais elle est aussi une femme étrange, androgyne avec ses habits de couleurs et sa pilosité qui est sa marque de fabrique (sourcils et moustaches). On lui prête des aventures lesbiennes et c'est à la fois une femme qui se sacrifie par amour pour Diego...


Enfin ce que j'aime chez Frida, c'est sa volonté de se promener partout avec ses fleurs dans les cheveux et ses vêtements mexicains (même en dehors du Mexique) et de revendiquer justement sa modernité par ce folklore, le refus de se confondre avec la masse.
 

Si je rapproche cela de mon identité de peintre c'est un peu moi qui refuse de peindre ce qui ne me correspond pas : en sortant d'une fac d'Arts plastiques avec un D.E.A cela en ferait bondir plus d'un de me voir m'éclater à peindre des princesses et des guerriers ! Et en tant qu'Arménienne je m'affirme toujours dans cette identité là, sauf parfois dans ma propre communauté à l'esprit par moment sectaire et conformiste.

 

Frida avait cela de fort : affirmer son identité, ne peindre que sa vie ô combien vécue dans la douleur, ne jamais vouloir faire de "l'art pour l'art", pour le bizness ou pour la gloire… Qui est capable de nos jours de faire si peu de concessions ?

 

frida-kahlo
Comment est née l'idée d'une exposition en hommage à elle/à son travail ?

 

Une rencontre au festival d'art singulier de Banne en Ardèche, où j'exposais pendant une semaine en face d'une artiste : Véronique Dominici. Ce festival est une épreuve et les rencontres y sont magiques...

 

Nous avions parlé à l'époque de notre goût pour Frida Kahlo, j'aimais son boulot de céramiste qui va au-delà de l'objet, une artiste engagée, sans concession me semble t'il, sensible. Nous nous sommes promis mutuellement de réaliser cette expo qui naîtra donc en 2011, quatre ans après ! 

 

 

Avais-tu l'impression que Frida Kahlo est méconnue de nos jours en France ?

 

Frida Kahlo est connue par tous les amateurs d'art. Chaque année une rétrospective à lieu quelque part dans le monde (Belgique l'an dernier, Turquie pour la première fois cette année), et partout où il y a une expo elle fait le plein. L’artiste fascine au-delà de ses œuvres qui sont parfois difficiles à regarder tant elles expriment la douleur, les angoisses d'une femme blessée psychologiquement et physiquement.

 


Pourquoi maintenant ?


Comme diraient les Arméniens : c'est mon destin... Comme je le dirais moi c'est parce que c'est né d'une volonté et qu'il a fallu bosser pour y arriver, ni plus ni moins !

 


Comment s'est organisée l'expo-hommage concrètement (avec qui, quand, où?)

 

En Avignon, le lieu d'habitation de Véronique, c'était plus simple avec moi qui suis sur les routes en ce moment... Elle a trouvé le  lieu, on s'est rencontrées une fois pour réaliser la magnifique photo de l'affiche (LOL comme dirait ma fille) et puis le reste, après tout c'est notre métier !

 


Quel a été le résultat : le propos de l'expo, ce que vous avez voulu faire passer ?

 

Nous verrons cela après, le bilan sera fait : nous voulons simplement donner du plaisir aux fans de Frida et aux autres, sans la plagier. Exprimer nos sentiments pour elle et ce qu'elle représente à travers nos expressions personnelles. C'est aussi un exercice de style.
 

 

Le travail avec Véronique Dominici Quel est le travail fait avec Véronique Dominici ? (des œuvres communes, ou chacune une partie particulière ? ou autre organisation ?) Comment vous êtes vous partagé le travail pour l'expo ?


On s'est partagé le travail tout simplement selon les envies et compétences de chacune, c'est juste une organisation. Justement nos boulots ne se confondent pas, moi peintre elle plutôt céramiste/mise en espace, je pense que nous serons complémentaires car différentes.


 

Apparemment elle est fan d'Edith Piaf aussi (cf son site), autant que de Frida Kahlo ?

 

Je pense que c'est le même genre de personnage qui fait rêver, au destin tragique donc si romantique, romanesque ?

 
 
Comment définirais-tu ta contribution et celle de Véronique Dominici sur cette expo ?

 

Cette expo me tient à cœur depuis longtemps. La seule chose que je sais c'est qu'il n'y aura pas quantité d'œuvres mais que nous ferons toutes les deux notre possible pour qu'il y ait qualité !

De plus et pour terminer, c'est une expo ouverte comme un début de collection, si cette première est concluante nous essayerons de montrer nos œuvres aux gré des rencontres et des lieux.

 

 

Propos recueillis par JH

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Jilda Hacikoglu - dans Culture
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 20:15

Cette bande annonce est peut-être une des plus bousculantes, et en même temps stimulantes qui soit, sur une question que l'on trouve abordée de plus en plus parmi les Arméniens trentenaires.

 

 

Comme la bande-annonce, dont le montage et la musique sont efficaces, le site du film, particulièrement soigné, est recommandé.

 

Mélangeant documentaire, histoire personnelle, et animation dessinée, il raconte le périple en Turquie d'un couple sur les traces d'un arrière grand-père qui a fui le génocide. Le prétexte du voyage de noces et le nom turc du jeune marié, facilitent les contacts et délient les langues, du moins en apparence...


L'auteur se fait appeler Mathieu Z, et on comprend qu'en France son nom in extenso puisse être une complication au quotidien : Zeitindjioglou. Ce nom signifie "fils de" (oğlu) "marchand d'olives" (zeytinçi), en turc, ce qui explique le titre.

 

Plus intrigant : ce nom turc est celui d'un Arménien qui a du turquifier son nom sous le joug de l'Empire ottoman alors en train de commettre le premier génocide du 20ème siècle.

 

Mathieu est un des Arméniens dits de 3ème génération, né en banlieue parisienne et devenu réalisateur, mais restant aussi l'arrière petit-fils de ce rescapé. Aujourd'hui, ce passé continue manifestement d'impacter sa vie comme  celle de beaucoup d'autres de sa génération. 

 

Malgré le temps et un présent dans un pays bien différent, les descendants de ceux qui en ont réchappé n'en finissent pas de dénouer l'imbroglio identitaire de leurs origines, entre citoyenneté française, identité arménienne, voire même nom turc pour certains.

Fort des soutiens avec lesquels il a fait le film, Mathieu considère par ailleurs que ce thème riche peut dépasser le seul cadre arménien.


Rendez-vous le jeudi 3 mars à l'UGAB, 116 rue de Courcelles à Paris, pour la première projection (20h30).


Le film sera présenté par le réalisateur, accompagné des historiens Yves Ternon et Raymond Kevorkian

 

Affiche---Le-fils-du-marchand.jpg

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Jilda Hacikoglu - dans Culture
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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 23:41

 

Pour braver la météo capricieuse, avant que le ciel ne nous tombe sur la tête, ou que la crue de la Seine inonde les Tuileries, deux sorties recommandées pour élargir vos idées en ce début d’année.

 

 

Kertész, l’autre maître de la photo


affiche nageur

 

En réalité c’est probablement l’un des plus grands bâtisseurs de la photo telle qu’on la connaît aujourd’hui.

 

A côté des Robert Capa, Doisneau et autre Willy Ronis bien connus et récemment remis à l’honneur, à lui désormais d’occuper le devant de la scène, avec une rétrospective consacrée à la totalité de son œuvre par le Jeu de Paume, à Paris jusqu’au 6 février prochain.

 

 

Pour situer un peu mieux le personnage, Kertész a été contemporain du Mondrian aussi exposé à Pompidou en ce moment. Avec d’autres artistes exilés comme lui, les deux hommes se sont beaucoup côtoyés dans le Paris effervescent de l’entre-deux guerres.

 

Résultat : suivant sa propre voie, pleine de subjectivité, Kertész s’est fait un nom durant cette période, et ne s’est jamais arrêté d’expérimenter depuis, même si plus tard son travail fût beaucoup moins apprécié aux Etats-Unis où il dût s’exiler.

 

Malgré un appareillage encore peu pratique dans sa jeunesse, et une histoire familiale pas simple, la photo était pour Kertész une passion qu’il cultivait à côté du destin de parfait petit agent de change qui s’ouvrait à lui.

 

D’une technique photographique qui a connu une évolution spectaculaire au cours du siècle, il a fait un art à part entière, et au sortir de l’exposition qui présente chronologiquement toute son œuvre, on a l’impression qu’après lui on n’a pas vraiment réinventé la poudre.

 

Quai de Gare - Kertész, New York Quai de gare - André Kertész, New York City


Que ce soit au niveau de la composition des images, des jeux d’ombres, du travail de déformations et de recadrages, mais aussi de l’humanité révélée, ou de ses reportages-photos pionniers du genre, on comprend aisément qu’il a largement contribué à créer la photo telle qu’on la connaît aujourd’hui : mirroir de lieux, d’évènements, et de vies plus ou moins proches, qui vous sautent à la figure.
affiche danseuse

 

 

Tout cela, alors que quand Kertész a commencé la photographie dans sa Hongrie natale, la technique en était à ses balbutiements.  

 

Les minuscules tirages contacts qui ouvrent l’exposition du Jeu de Paume en attestent.

Pas plus larges qu’un pouce, ces images si réduites mais très nettes, en noir et blanc légèrement jaunis, et devant lesquelles le public défile comiquement avec le nez quasi-collé au mur, évoquent un temps antédiluvien de la photo.

 

Un point de départ bien loin des polaroïds couleurs que faisait le photographe avant sa mort en 1985, et avec lesquels le Jeu de Paume clôture une exposition classique, mais toute en sensations grâce à la sensibilité assumée de Kertész.

 

 

 

Autre temps, autre genre, du beau cinéma rien que pour vos yeux :  

 

 

También la lluvia, faites-vous votre opinion


Affiche même la pluieL’accroche est déjà intriguante : une équipe de cinéma débarque à Cochabamba en Bolivie, pour diminuer les coûts de production d’un film qui retrace la découverte de l’Amérique par Christophe Collomb, mais va se retrouver au milieu d’une crise sociale impossible à ignorer.

La suite de l’histoire est particulièrement belle et tellement prenante qu’on ne déconnecte pas un moment de ce qui se passe à l’écran.

 

 La réalisatrice espagnole Iciar Bollain, et son scénariste anglais Paul Laverty (scénariste des films de Ken Loach) ont su rendre avec une grande simplicité cette confrontation des genres, pas si incongrue qu’il n’y paraît au premier abord, et qui fait revivre, sur place, la révolte spectaculaire qui a agité Cochabamba en 2000.

 

C’est une honorable conception du cinéma qui se retrouve ainsi à l’œuvre : celle selon laquelle le film doit divertir mais aussi apporter d’autres visions, et déclencher des idées qu’on n’aurait pas eues sans cela.

 

Si vous avez l’intention d’aller voir le film, nul besoin d’en savoir plus pour l’apprécier. Mais dépêchez-vous car sorti en salles mercredi dernier, et sélectionné par l’Espagne pour prétendre à l’Oscar du meilleur film étranger, ‘Même la pluie’ - en version française - n’est projeté que dans 10 salles parisiennes (102 en France, contre le double pour le ‘Somewhere’ de la Coppola, ou 437 pour Virginie Effira avec ‘la chance de ma vie’).

 

 

Pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte des autres, un top cinq de ce qu’on a aimé :


1- les voiles des apparences qui tombent un par un (vous croyiez avoir affaire à un film historique fait bon marché ? à un réalisateur idéaliste ? à un acteur désespérément ivrogne ? etc… attendez donc un peu)

 

2- la façon dont les histoires se font échos : celle du film réalisé avec les coulisses du tournage notamment, donnent des scènes fortement évocatrices et pertinentes,

  Costa Luis Tosar

Luis Tosar

 

3- le jeu de Luis Tosar, couillu et juste à souhait,  


4- les vrais rôles donnés à de vrais amateurs qui ont vécu la vraie histoire (de Cochabamba),  

 

5- les splendeurs et misères de la construction d’un film, car voir comment naît une histoire qui scotche réserve décidément toujours des surprises...

  Sebastian Gael Garcia Bernal

 

                                                    

 

 

 

 

 

 

                                                          Gael Garcia Bernal

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Jilda Hacikoglu - dans Culture
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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 23:10

Meilleurs voeux de patience et courage aux futurs visiteurs de l'exposition Monet du Grand Palais !

 

De la volonté il faut, car même en arrivant à 9h20 un dimanche matin dans la file d'attente des malheureux sans billets, pas d'entrée au chaud avant... 11h

C'est peu dire qu'on est content d'y arriver.

 

On conseille donc les billets coupe-file ou la réservation en ligne pour ramener le temps d'attente à un délai plus raisonnable. Si il y a de fortes chances que vous attendiez quand même, ce sera nettement plus confortable que l'option visite improvisée.

 

Ceci dit, une file d'attente à Paris, ce peut aussi être divertissant : un couple d'Allemands derrière, deux Espagnoles papotant devant, une Bruxelloise organisant ses rendez-vous du soir un peu de côté, pendant qu'un mystérieux type à large chapeau consulte son i-pad, et qu'un clarinettiste courageux accompagne votre attente dans le froid pour glâner quelques pièces.

Quand vous n'en pourrez plus, arrivés à quelques pas des marches de l'entrée, de voir avancer dix fois devant vous uniquement les heureux qui ont réservé, vous réussirez très certainement à lancer une mini-holà protestative, pour mendier le passage aux gardiens qui vous observent, désolés. Au moins ça réchauffe.

 

Pour ceux qui n'auront pas le courage de faire le pied de grue dans le froid saisissant de cette fin novembre, une suggestion plus reposante : faire un tour du côté du site de l'exposition, avec en prime le plaisir d'écouter de forts jolies mélodies au piano. Charmant à souhait.

C'est principalement Debussy qui accompagne la visite virtuelle de l'exposition, ainsi que l'originale animation "voyage", pour rentrer dans les toiles du grand amoureux de la lumière qu'est Monet.

 

Au sujet de l'expo en elle-même ? Son atout majeur, outre le grand Monet, est d'avoir réuni pour les exposer côte à côte, des toiles du même sujet : les séries (le pavé de Chailly, les bords de Seine, de mers ou d'océans, les meules, la Tamise, Venise, et bien sûr les nymphéas, entre autres).

Habituellement dispersées aux quatres coins du monde entre musées et collections privées, c'est bien sûr en les voyant ainsi que l'on perçoit pleinement la diversité des effets impressionnistes.

 

A part cela, rien d'innovant : pour qui aime les impressionnistes, c'est le paradis.

 

Autres solutions : patienter jusqu'à la fin de l'exposition du Grand Palais, quand les toiles retourneront au Musée d'Orsay, car on  y trouve abondamment Monet à l'étage bien fourni des impressionistes.

 

Ou bien encore, tenter l'autre exposition Monet qui se tient en ce moment même au Musée Marmottan, lequel affirme fièrement détenir là la collection de Monet "la plus riche au monde", qu'elle présente dans son intégralité "pour la première fois". S'ils le disent...

 

 

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Jilda Hacikoglu - dans Culture
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