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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 19:18

Troisième mois de l’année, début du printemps ou doublé de victoire à plate couture au tavlou (jeu de backgammon), MARS signifie tout cela, mais c’est aussi le nom du premier album solo de Macha Gharibian (1).

 

A tous ceux qui avaient participé au bouclage du financement de cet album sur kisskissbankbank, l’album a été envoyé fin décembre dernier comme un avant-goût de cadeau de Noël.

 

On y retrouve des compositions déjà entendues de Macha, tels les morceaux Ritual Prayer, La Douceur, ou Kele Kele qui étaient déjà joués en concerts et audibles sur ses sites internet dédiés (http://www.machagharibian.comhttp://www.myspace.com/machagharibian).

 

Evidemment de nouveaux morceaux y apparaissent, qu’on adopte rapidement car tout y coule avec beaucoup de fluidité et de simplicité, rendant l’écoute bien agréable.

 

macha22

 

Quelques favoris :


Night est un morceau plein d’optimisme composé sur les vers d’un poème de William Blake, ce peintre-poète londonien, lyrique illuminé de génie d'il y a deux cents ans, dont Macha chante les vers simplissimes et paisibles de sa voix très particulière,


- On se plaît à imaginer que le piano du morceau Byzance évoque les traces laissées par les vies antérieures d’une des plus vieilles villes du monde (alias Constantinople, alias Istanbul aujourd’hui),

 

- La Douceur est typique des compositions piano de Macha : légèreté et souplesse de vives volutes mélodiques, rappelant les motifs d’orientales arabesques (Passage des Princes est dans la même verve) ;


- La superbe adaptation de Parmani fait mouche également, cette adaptation d’une composition de Khatchadour Avedissian est ici tellement bonne qu'on regrette qu'elle s'arrête !


Affect stories est un ovni musical qui résonne comme une incantation magique, pour évoquer le souffle d’inspiration ancestrale et mystérieux qui semble guider les vies…

 

 

Une éclosion réussie en somme, qui a été disque du jour sur TSF jazz le 22 janvier dernier, et qui sera présentée lors d’un concert de lancement bien sûr, le jeudi 31 janvier prochain au studio de l’Ermitage à Paris.


Macha-Fly-10x14 recto2 copie copie

 

(1) ConnexionsS vous en proposait un portrait l’an dernier (article de juin 2012 ‘Coup de cœur, coup de pouce pour Macha Gharibian) 

 

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Jilda Hacikoglu - dans Musique
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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 21:38

my-triplet-affiche-jaf2.jpg

Quand la musique se rappelle à vous d'une manière que vous ne vous expliquez pas, il y a de grande chance qu'une écoute approfondie en vaille la chandelle.

 

Il ne s'agit alors plus de comprendre, mais juste d'apprécier une autre dimension qui vous avale tout d'un coup.

 

C'est un peu l'effet que peut vous faire Macha Gharibian avec ses compositions inspirées de voyages, de rencontres et de croisements surprenants. L'accueil des salles parisiennes l'a encouragée à faire le premier enregistrement de sa propre formation My Triplet, avec l'aide des contributeurs intéressés par ses créations.

Si vous souhaitez participer l'opération se poursuit encore une dizaine de jours.

 

En tous les cas son écoute musicale vous est vivement recommandée et si vous souhaitez en savoir davantage sur les sources d'inspiration de cette musique si originale, Macha s'en explique ici avec grande simplicité et humilité (http://www.kisskissbankbank.com/macha-gharibian-enregistre-my-triplet) et voilà ci-dessous un portrait croisé père/fille autour de cette musicienne particulièrement attachante (publié dans le magazine France-Arménie du 1er avril 2010 - N° 359).

 

Bonnes écoutes/lectures...

 

 


 

Dan et Macha Gharibian /Liberté chérie

 

La musique est leur vie et c’est le groupe Papiers d’Arménies qui les réuni sur scène pour leur plus grand bonheur. Coulisses d’un père et d’une fille unis par les liens du sang et du son. 

 

A priori rien ne prédestinait cette jeune pianiste classique professionnelle, à partager la scène avec son père, chanteur-guitariste autodidacte, ex-routier et entrepreneur de bâtiment. Evidemment malgré ces parcours si distincts, lien filial et ambiance musicale aidants, on s’amuse quand même au jeu des ressemblances.


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Dan et Macha Gharibian - 2010 (photo Loïc Meignien)

 

D’un style à l’autre

 

L’aventure musicale des Gharibian père et fille commence autour de Bratsch. Fondé par Dan Gharibian et le violoniste Bruno Girard, ce groupe joue une musique du voyage, un peu tsigane, grecque et bien d’autres choses encore. Au début des années 90, il tourne depuis plus de 10 ans, et sa composition est à peu près figée. Les nombreuses tournées qui continuent encore aujourd’hui, l’ont étonnamment soudé, comme une famille. «Une famille qu’on s’est choisie» précise Dan, et la cohésion est contagieuse. «Quand j’étais petite, je les voyais déjà à la maison, et ils faisaient un peu partie de la famille» se souvient Macha qui plus tard, chantera presque par hasard et pour la première fois avec eux. Depuis, son père l’a accompagnée souvent à la guitare, et Macha finira par intégrer Papiers d’Arménie, l’autre groupe créé par Dan en parallèle de Bratsch, surtout pour le plaisir de chanter et jouer arménien.


urb2mini.JPGLe respect de l’autre est un socle évident de leur personnalité. Quel que soit l’autre, même – voire surtout - si il pense différemment. Pas toujours facile, mais c’est ce qui pour Dan, contribue à la longévité et la réussite de Bratsch, avec 5 musiciens et 2 techniciens, tous partie intégrante d’un groupe qui s’autogère et partage tout à égalité.

 

 

Même penchant chez Macha à travers son goût du travail commun, qu’elle joue, compose ou improvise. A ses yeux l’écoute mutuelle et les échanges entre musiciens sont toujours fructueux, car tout peut communiquer. Après un parcours poussé de pianiste classique (Ecole Normale de Musique de Paris), elle déborde largement du cadre, et ne craint rien tant que la compartimentation, qui de fait ne lui correspond guère. Au théâtre elle a déjà signé la création musicale et joué avec Simon Abkarian pour Titus, et se prépare pareillement pour Projet Mata Hari, dernière pièce du couple Abkarian/Catherine Schaub[1].

 

Si elle chante avec Papiers d’Arménies, elle a aussi apporté sa touche arménienne à un livre-CD de comptines du monde De miel et de pistaches, et récemment composé la musique du téléfilm Azad[2]. Le jazz est le nouveau champ d’action qu’elle ne lâche plus, depuis une immersion osée il y a quelques années à New York, «une ville qui pousse à déborder» justement.

 

 

Ambiance

 

Férue de pianistes de jazz comme Oscar Peterson ou le plus moderne Craig Taborn, Macha adore autant les grands compositeurs Rachmaninov ou Dutilleux, les musiques instrumentales ou le folklore arménien. Dans tout cela elle se retrouve, enrichissant ses diverses contributions, sous l’œil peut-être surpris mais toujours favorable de son père.

 

DSCN4021.JPG

Dan Gharibian - mars 2010 (photo JH)

 

Lui aussi n’a jamais bridé son répertoire : chanter en russe, ou écrire en burkinabé sied parfaitement à ce voyageur qui se sent rarement étranger, «à part peut-être un peu dans les pays nordiques», et regrette juste de ne pas maîtriser l’anglais pour mieux bavarder. C’est qu’avec le métissage musical de Bratsch jouant aux quatre coins du monde, en plus de 30 ans de métier, il a sacrément roulé sa bosse, et pas seulement en musique.

 

Avec sa présence impressionnante, il peut désarçonner le quidam d’un simple regard, tout en ayant le sourire facile et communicatif. Rester libre a toujours été son but, même dans ses boulots parallèles à la musique. Il hésita longuement avant de s’y consacrer à plein temps, mais le choix s’est finalement imposé, avec le temps et son propre ressenti. Ce riche vécu est admiré et très estimé par sa fille, car «rien n’est jamais acquis» en musique, quels que soient les succès.


Bien sûr les origines arméniennes ont une place de choix dans leur sillage. De père italien, Dan a pris pour nom de scène celui de sa mère arménienne. Elevé par ses grands-parents arméniens qui ont forgé son amour des musiques d’Europe centrale, il s’est vite identifié à ces airs de ceux qui sont sans pays, pour jouer à son tour «entre tradition et modernité».

 

l.jpgEn parfait électron libre, Macha ne considère pas que sa vie de musique vient de ces racines arméniennes, mais plutôt de son éducation, au contact d’artistes vivant pleinement. Bien sûr les sonorités arméniennes font bondir son cœur, et elle devine que ces racines sont à l’origine d’un certain «goût du tragique», une tendance à être davantage émue par les choses fortes. Serait-ce de là aussi que vient son éternelle envie d’émouvoir ?

 

Quoiqu’il en soit, pour elle l’émoi peut naître de bien des manières : « du triste au plus gai, et finalement la musique est vraiment un moyen de toucher, sans être enfermé », et son père fait chorus à cette foi puissante.


JH

 


[1] Pièce présentée au théâtre national de Toulouse du 17 au 26 juin 2010 ; prévue au théâtre des Bouffes du Nord à Paris en 2011.

[2] Réalisé par Nicolas Tackian, musique interprétée par Papiers d’Arménies, diffusion prévue sur France 2 courant 2010.

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Jilda Hacikoglu - dans Musique
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 18:12

Energique medley de morceaux pas si éloignés qu’il n’y paraît, voilà une vidéo plus que réjouissante en cette fin d'année.

 

 

Sur une composition unissant habilement le pulsé Hit the road Jack, avec la crème de la musique festive arménienne (Hey djan Khapama), il s’agit de la présentation du concert le plus grandiose de KOHAR (ici le site officiel, pour découvrir quelques morceaux de choix de l'ensemble, telle la valse emportée d'Aram Khatchadourian).


Cet ensemble qui réunit un orchestre symphonique et une chorale,  toujours accompagné de danseuses, d'un mime et de stars de la scène musicale arménienne, s’est en effet produit de manière spectaculaire devant la façade de l’Opéra, sur la place de la Liberté à Erevan, capitale d’Arménie.

 

C’était le 28 mai 2011, et avec ce judicieux montage montrant les performances scéniques entraînantes de cet ensemble musical qui ne vise pas moins que l’excellence culturelle, il y a de quoi redonner le sourire, qu’on soit Arménien ou pas.


Résultat d’une heureuse union de moyens (l’ensemble est financé par un important homme d’affaires arménien du Liban, Harout Khatchadourian) et de talents (le directeur artistique Sebouh Abcarian est le chef d’orchestre de cette formation qui réunit près de 140 performers de plusieurs disciplines), KOHAR, un prénom féminin arménien qui signifie aussi ‘joyau’, s’est fait connaître par la qualité de ses interprétations et arrangements des plus grands morceaux de la musique arménienne.


Kohar Erevan

 

Enchaînant les concerts sur la scène internationale avec un public toujours plus nombreux (Chypre, Beyrouth, Erevan, Istanbul, Moscou, Los Angeles, San Francisco, Detroit, Damas, Alep), la troupe a déjà sorti trois volumes de ces All Time Armenian Favourites, coffrets combinant leurs meilleures performances live en CD et DVD, avec des sous-titres pour chanter en chœur ces morceaux connus de la plupart des Arméniens où qu’ils soient, et un livret fourni détaillant les morceaux proposés.

Bref tout pour plonger au cœur d’une culture musicale qui a su de tous temps rallier ses ouailles…


Le troisième volume contenant les enregistrements des concerts de Syrie en 2009, a été lancé cette année en mai, et cette vidéo bondissante présentant le concert d'Erevan 2011 est en ligne depuis le 20 décembre dernier... un appétissant aperçu de ce que pourrait donner un 4ème volume des All Time Armenian Favourites !


En ces temps d’amère perplexité face à l’avenir, voilà un rare sujet de satisfaction qui ne se méprise pas.

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Jilda Hacikoglu - dans Musique
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 21:10

Son nom vous est peut-être vaguement connu déjà, mais sa musique est sans doute bien plus familière à vos oreilles.

 

Depuis Amadou & Mariam jusqu’à Sting, en passant par Lhasa De Sela pour l’electro ou Mathieu Chedid et Vincent Delerm (entre autres) pour la scène française, dix ans que ce trompettiste inspiré parcourt les scènes musicales, aux côtés d’artistes du monde séduits par son expressivité.

 

DiagnosticLibanais déraciné de Beyrouth à l’adolescence, atterri en banlieue sud de Paris (Essonne, 91), lauréats de nombreux prix durant ses études de musique classique (la trompette est son double), enrichi musicalement de tous les univers musicaux côtoyés depuis, Ibrahim Maalouf entend livrer avec Diagnostic la réponse, en forme de troisième et dernière partie, à une histoire musicale commencée en 2007 par Diasporas, puis questionnée avec Diachronism, ces deux précédents albums.


Résultat pour Diagnostic : piano et trompette améliorée pour jouer les spécificités orientales, se mêlent avec évidence aux ambiances tantôt mélancoliques, tantôt déchaînées des sonorités contemporaines.


Dans cet album qui évolue comme un véritable opéra moderne, s’enchaînent le clubby Will Soon Be a Woman (morceau le plus entendu), les acrobatiques salsas de Maeva in the Wonderland, le recueillement profond au piano de Your Soul, en prélude progressif à un réveil salutaire avec Never Serious, puis une reprise époustouflante de Michael Jackson, digne du plus vivant des morts (We’ll’ Always Care About You - vidéo ci-dessous). 

 

 

Mais on y trouve aussi un slam en extase avec Oxmo Puccino (Douce), avant le rappel des sources par l’accordéon de All The Beautiful Things, et surtout Beirut, ce morceau composé dans une ville détruite par la guerre civile.


Beyrouth, la ville où errait à treize ans un Ibrahim Maalouf découvrant pour la première fois Led Zeppelin dans un baladeur, au moment précis où il voit, pour la première fois aussi, les ravages des bombes dans ses rues. La musique d’un moment, ce moment clé d’une vie est ici.

 

Diagnostic Beirut

La photo du jour J à Beyrouth

(livret de Diagnostic)


Beirut, est donc aussi le morceau composé ce jour-là (voir ici le clip, hypnotique, de ce morceau). Une suite étrange où après une méditation de la trompette qui va jusqu’à l’épuisement, renaît une énergie de vie sortie d’on ne sait trop où, mais qui envahi bien vite l’espace.


La vie qui reprend ses droits, en somme. Plus forte d’avoir survécut, et prête à continuer ainsi déviée, malgré tout. Place alors à la maîtrise d’un style pleinement abouti, celui d’Ibrahim Maalouf, unique et dont l’écoute vous est vivement recommandée.

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Jilda Hacikoglu - dans Musique
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 20:35

Ils ne se connaissent pas, mais à leur manière attirante, fine et belle, il et elle sèment leur graine de révolution. Giovanni Mirabassi et Nara Noïan entendent parler aux consciences collectives autant qu’aux cœurs, à travers leur dernier album tout juste lancés et tout deux dédiés aux révolutions.


Mais avant tout, musique Maestro… Car ce sont d’abord des flots de mélodies conteuses d’histoires et d’émotions regorgeant d’espoir qui vous sont proposées.

 

Avec Adelante, Giovanni Mirabassi récidive la résurrection de chants révolutionnaires glanés de par le monde.

Adelante (couv album)

Cette réinterprétation de morceaux devenus mythiques à force d’avoir tant porté les aspirations des peuples, était déjà le principe de l’un de ses meilleurs albums, Avanti ! en 2000. Adelante signifie toujours la même chose, ‘en avant !’, simplement dite en espagnol cette fois pour cause de rachat de droits (dont il se moque aussi un peu ainsi).


Autodidacte du piano, né à Pérouse, Giovanni Mirabassi a su imposer son style ainsi que ses improvisations jazz pleines de beaux coulés maîtrisés, depuis qu’il s’est établi en France il y a une quinzaine d’années.


Giovanni Mirabassi

 

Son interprétation de Gracias a la Vida audible depuis peu sur diverses ondes, est là pour prouver le bien fondé – le bon écho faudrait-il dire – de sa démarche complètement engagée. Exilé de l’Italie de Berlusconi, il est bien placé pour savoir de quoi il parle, et en interview ses propos sont clairs, toujours intransigeants envers les dérives de ce monde.

 

« On manque méchamment d’idéaux » constate-t-il posément, au nom d’un « pragmatisme crégnos », qu’il fustige avec lucidité alors que, il le sait pour l’avoir lui-même expérimenté en concert, « Même si pour les Japonais cette chanson ne représente rien, on peut les fédérer avec le Chant des Partisans » - cet hymne de la Résistance française, dont la mélodie existait déjà lors de la révolution bolchévique russe (interview qobuz audible ici).

 

 

Aperçu du clip Gracias A La Vida


Ces mélodies-là ont donc été sélectionnées pour leur effet particulier : provoquer un souffle d’émotions qu’on ne s’explique pas. Il n’est alors plus tant question de politique, mais de chants ou morceaux que Giovanni Mirabassi revisite au piano, en solo ou accompagné, pour rendre le meilleur de leurs accents volontaires universels, revendicatifs mais avec toute la rondeur qui caractérise son doigté sûr.


N’hésitez donc pas à réviser vos classiques, et savourez les Mirabassiennes versions de l’africaine A luta continua (chanson composée par la sud-africaine Myriam Makeba en hommage au peuple du Mozambique), la française Le Déserteur, ou même de L’Internationale carrément mise en ouverture de cet album de pur piano juste et bellement bon.


Par ici l'information pour les prochains concerts en vue


 

EgypteDavantage tourné vers l’Est, avec Oriental Express Nara Noïan se penche sur les replis de sa propre âme que l’Orient en révolution a bousculée.

 

Née en Arménie, un temps passée en France et désormais installée en Belgique francophone, cette pianiste (elle aussi), compositrice, chanteuse et actrice dédie ouvertement ce troisième album, beaucoup plus personnel que ses précédents (Cristal et Kino) au Printemps arabe.


Touchée par ces évènements, sans être dupe de la fausse ‘accalmie’ ni de la tension prête à éclater à tout instant, elle est partie bille en tête en Egypte cet été pour les appréhender en direct.

 

 

Nara Noïan en Egypte, été 2011

Photo Philippe Simon

 

C’est un monde totalement désorienté qu’elle découvre après avoir enchaîné une Egypte sens dessus-dessous, et l’Arménie (un complet contraire de l’Egypte, ne serait-ce que par la liberté des femmes).

 

Son compagnon Philippe Simon photographe et porteur du projet avec elle, est de plus allé en Syrie pour capter là aussi ce qui s’y passe.

 

L’ensemble de ce projet a abouti à un album généreux et doux, pour lequel les concerts programmés comprennent également une exposition des photos du monde parfois lunaire observé en ces terres d’Orient (prochaine date à Paris le 9 décembre).


Désorienté est bien le maître mot de sa perception, avec l’intuition qu’au-delà du jeu de mots ("puisqu’on dit dés-orienté !"), l’Orient est bien la bonne voie, « Si l’Orient va bien, on ira bien aussi ».


Elle propose donc une ouverture humaine avec cet album joliment intimiste où le piano est roi pour rendre, avec son toucher léger, la douceur et l’harmonie féminine qui caractérisaient déjà sa musique, mais aussi pour créer à l’occasion de quelques compositions particulièrement réussies, un échange profondément sincère et beau avec de talentueux musiciens tunisiens ou arméniens.

 

Oriental Express (couv album)

Dans Karama – La Désorientée Ghalia Benali offre ainsi un chant en arabe classique dont elle est l’auteur, qui se fond en un émouvant dialogue avec les paroles arméniennes de Nara, le duduk de Vardan Hovanissian, et le oud de Moufadhel Adhoum.

 

 

Սիրտդ բաց, պատմիր ինձ քո կեանքը, իմ խեղճ,իմ մոլորուաձ հոգի : 

(Ouvre ton cœur, raconte-moi ta vie, ma pauvre, mon âme égarée)

 


Des révolutions tant vues mises en marche cette année qu’il n’est somme toute pas si anormal de les voir devenir muses musicales. Quelle que soient leur destinées, trahis, bien vite récupérés ou se débattant pour ne pas être spoliés, ces sursauts de révoltes doivent perdurer pour tendre vers un avenir meilleur que ce que le présent réserve à la majorité des peuples.


Ce qui s’exprime naturellement, entre autres biais, par des musiques qui deviennent alors plus qu’inspirées : inspirantes.


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Jilda Hacikoglu - dans Musique
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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 19:07

Arden ArapyanOyez... Tout droit venu du Canada, ce jeune pianiste de jazz joyeusement latino donnait son premier concert parisien le 18 septembre : un doigté frais à suivre.

 

Ignorer les frontières est une seconde nature pour Arden Arapyan. Né au Québec, de parents nés en Turquie, il baigne depuis toujours dans une culture arménienne, mais aussi internationale musicalement, et se sent tout autant Cubain quand il fait vibrer un piano aux sons salsa.

 

Ce pianiste-compositeur qui a choisi le jazz sur le tard pour toucher à tous les genres musicaux, a sans trop savoir pourquoi une nette prédilection pour la musique cubaine, qu’il mêle sans complexe à ses compositions (échantillons sur myspace ici).

Arden Arapyan sur la scène de l'UGAB à Paris


Sans doute l’énergie swinguée de ces airs correspond bien à son tempérament rieur, révélé lors de son premier concert à Paris, accompagné du batteur Didier Guazzo, du contrebassiste Tony Bonfils, et du saxophoniste Christophe Nègre (musiciens habituels de Charles Aznavour).

 

Sur scèneArden Arapyan, Tony Bonfils, Didier Guazzo et Christophe Nègre,

sur la scène de l'UGAB Paris

 

Résultat : il compose des morceaux de jazz latino qui donnent envie de savoir danser la salsa (El Rey Leõn, Dos Pasos), ou revisite avec énergie les morceaux arméniens où il sent un potentiel jazzy selon lui indéniable, que ce soit une suite romantique de Mascarade entendue chez Aram Khatchaturian (avec Romance), ou une chanson de Noël traditionnelle (Donadzar).

 

Sans chercher d’obscure explication conceptuelle, il improvise et joue simplement comme il est : heureux d’être là, comme l'atteste l'une de ses compositions tout bonnement intitulée Ain’t got no blues.


En pur produit du métissage culturel typique de diaspora, Arden Arapyan a ceci de particulier que chez lui aucune influence ne semble étouffer l’autre. Cela lui a probablement valu la préférence de plus d’un jury de concours séduits par l’originalité de ses compositions jazz teintées d’inspirations arméniennes et latinos : dès 25 ans il décroche le premier prix du concours Propulsion Jazz de la station de radio montréalaise Planète Jazz en 2007, puis le Grand Prix Jazz GM au Festival International de Jazz de Montréal en 2008.


Self présentation

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Arden avec les musiciens de Paris

 

Parfaitement arménophone, ce Québécois a l’habitude de faire ses bœufs musicaux en parlant indifféremment arménien, français ou anglais, selon les nombreux groupes où il joue : orchestres de salsa, de jazz, de chanteurs arméniens (Paul Baghdadlian, Adiss Harmandian et plus récemment Marten Yorgantz), ou encore avec sa propre formation.

 

Celle-ci est d’ailleurs un bon résumé des tendances musicales multiples qui l’inspirent, puisque le darbouka oriental de Charbel Akiki et autre congas du percussioniste Kiko Osõrio y tutoient le saxophone de son accolyte cubain Giovany Arteaga, tout comme le duduk de Vagharshak Adamian, en toute simplicité.

 

Album Vahak

Lancé en mars 2011 à Montréal, avec cette formation riche en couleurs, Vahak est  son premier album.

 

Ce titre intriguant est le prénom de son père, l’un des piliers de sa vie auquel il rend ainsi hommage, tout en enchaînant originalement les pas pour tracer sa voie.

 

 


 

Photos Juan-Jose Delhom Fuertes

(18 septembre 2011 concert à l'UGAB-Paris) 

 

 

  Au concert de lancement à Montréal, avec sa propre formation


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Jilda Hacikoglu - dans Musique
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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 17:10

Si la littérature peut changer le monde, la musique, elle, adoucit les mœurs. Sachant qu’un été réussi est souvent un été musical, et malgré toute la subjectivité de l’exercice, voilà donc quelques suggestions à prendre ou à compléter, bien évidemment, comme vous l’entendez.

 

 

Destination : ailleurs

 

Terra de sodade (Cordas do sol)Direction le Cap Vert avec l’album Terra de Sodade, du groupe bien nommé Cordas do sol . C’est d’ailleurs ce nom, Cordas do sol qu’on comprend aisément sans traduction, qui a d’abord attiré l’auditeur errant un jour, dans les rayons de sa médiathèque à la recherche d’un CD d’ailleurs à écouter.


Cordas do sol, ce nom si doux à prononcer qu’on le redit à l’envi, est la réunion d’un groupe de musiciens de l’île Santo Antão, terre de la canne à sucre et du rhum, dans l’archipel du Cap Vert. Ces musiciens se sont focalisés sur la tradition musicale, essentiellement orale, de leur île très rurale et en ont tiré des mélodies à savourer pour leur rythme, leur douceur et toute la terre qu’on sent derrière (échantillons audibles ici).


Quelques favoris : Ehh boi ou Marijoana


 

In between dreams

La musique du surfeur Jack Johnson peut aussi sublimer les moments passés tranquillou sur n’importe quelle plage du monde.

 

Plânez donc sans substances illicites avec les albums In between dreams ou To the sea.


Quelques favoris : Better together, Constellations, Pictures of people taking pictures ou You and your heart


 

Affiche No one knows about persian cats Déjà évoqué ici , tous les morceaux du film Les Chats Persans valent largement le détour.

 

Ils sont d’ailleurs pour beaucoup dans la réussite de cette histoire qui suit justement le parcours du combattant des musiciens géniaux de la scène interdite en Iran.


L’album de la bande originale du film ne les reprend pas tous, mais c’est déjà un excellent aperçu entre rap, rock, pop, funk, blues ou world inclassable. Si il manque les excités rafraichissants du groupe Yellowdogs avec leur agité New Century, on peut toujours les retrouver sur leur page myspace.


Quelques favoris : Emshab de Mirza ou  DK

 

 

Urban life

 

Rock dust light starPlus urbain, pour ceux qui restent en ville ou bien vont en visiter d’autres, le dernier album de Jamiroquai est toujours bon à découvrir.

Sorti 5 ans après le précédent album de ces faiseurs de tubes à danser (Dynamite), l’une des auditrices de ce dernier album dit même avoir ressenti une connexion cosmique avec le monde, simplement en écoutant ce morceau tandis qu’elle se balladait quelque part entre le lac Michigan et les beaux buildings des avenues géantes de Chicago…  

 

Rock dust light star, poussière d’étoile, où que nous soyons, c’est bien nous.


Quelques favoris : Smoke and Mirrors ou le rocky Hurtin’


Bang goes the knighthood

 

 

Le flegmatique et néanmoins loufoque fondateur de The Divine Comedy, devrait aussi très bien accompagner vos pérégrinations urbaines avec ses orchestrations pop-rock pleines d’envolées lyriques (albums Bang goes the Knighood & Absent Friends). 

 

Quelques favoris : Our mutual friend ou I like (site myspace)



Adele 21

 

Avec un son bien plus rétro mais diablement bon, Adele 21  est le dernier album d’une jeune anglaise toute en sensations, qui vous attrape les oreilles dès le premier titre dévoilé fin d’année dernière.


Véritable concentré de bon son, avec cet album Adele excelle à rendre un état où, tout compte fait, on ne peut que rendre les armes quand on est pris d’amour. Damned... C’est un peu cruel, mais ce le serait tout autant de s’en passer.


Quelques favoris : Rolling in the Deep ou Set Fire to the Rain

 

 

Passe partout

 

* La folledingue reprise par Duck Sauce d’une reprise par Boney M (Gotta go home) de Nighttrain (Hallo Bimmelbahn), sous le titre énigmatique de Barbra Streisand. Vous avez suivi ? Pas très grave, écoutez plutôt…

 

* Et pourquoi pas ? Kalimba de Mr Scruff qui se trouve être… l’un des échantillons de musique par défaut de Windows 7 (à écouter avec les basses en marche à fond quand même). 

   

FrontièresHello

 

Hello est le titre d’un duo qui ‘fait du bien tout partout’, inclus dans le dernier album de Yannick Noah.


L’ancien tennisman le plus apprécié des Français ne brille pas par ses vocalises, mais a surtout le talent de dégager une aura toute aérienne, sympathique et joyeuse qu’on vous conseille de retrouver dans l’album Charango (où vous retrouverez les biens sentis Destination ailleurs, La vie nous donne, ou autres Te quiero), ou dans Frontières sorti fin 2010, inspiré de l’énergisante ‘Big Apple’, alias New York City.


C’est donc dans cette dernière livraison qu’il s’est associé à une talentueuse Nigérianne née à Paris mais élevée à Lagos, qui compose, danse, et chante en anglais ou yoruba…

 

Avec ses lunettes rigolotes, son sens du rythme, et sa voix bien à elle qui va droit au but, Asa est la chouchoute qui clôture cette sélection.

 

COVER-ASA

Beautiful imperfection

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après l’album qui l’avait révélée en 2007, elle est revenue toute joyeuse et cela se sent dès le premier single (Be my man) de son album Beautiful imperfection sorti en avril dernier.

 

Quelques favoris des favoris donc : Why can’t we (clip à voir), Peace, Bibanke ou Broda Olé

 

Hello / Asa & Yannick Noah - clip vidéo

... à suivre...

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Jilda Hacikoglu - dans Musique
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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 18:55

C’est un peu un mystère, mais à chaque diffusion cette chanson fait mouche, et rares sont ceux qui  n’ont pas déjà entendu ce fameux medley d’Israël Kamakawiwo’ole : Somewhere over the rainbow/What a wonderful world.

 

Vidéo du tube avec en prime, en prélude à la chanson,

un festival d’animateurs belges essayant de prononcer correctement son nom.

Vous avez entendu ‘guacamole’ vous aussi ?

 

Mystère, car plus de treize ans après sa mort en 1997, ce musicien et chanteur hawaïen n’a pas manqué de revenir en tête des classements de meilleures ventes d’albums, dès que son medley était repris en accompagnement musical d’un film, d’une série ou d’une pub.

 

Récemment encore, on le retrouvait numéro un en Allemagne (novembre 2010) et  même en France en janvier dernier.


affiche-Finding-Forrester-2000.jpg

 

 

 

 Pour vous aider à vous rafraîchir la mémoire,

 petit aperçu des films et séries où vous avez pu l’entendre :

- Meet Joe Black (Rencontre avec Joe Black)

- Finding Forrester (A la recherche de Forrester)

- 50 first dates (Amour et amnésie)

- ER (Urgences)

- Party of Five (La vie à cinq)

 

 

 

Fort heureusement pour l’artiste, ce succès posthume n’est pas le seul qu’il ait connu. Depuis ses premiers succès dans le groupe Makaha Sons of Ni’ihau, fondé avec son frère aîné, il est quasi vénéré sur son île natale d’Hawaï. Quelques années après le décès de son frère, il s’était lancé dans une carrière solo qui fût tout aussi réussie puisqu’il collectionnera les récompenses au fur et à mesure des albums enregistrés


Par sa personnalité, son style musical, une voix touchante, et un engagement en faveur des droits et de l’indépendance des Hawaïens, il restera très estimé sur ces plages jusqu’à sa mort, et sans doute encore maintenant.


Mystère des effets aussi, car entre les mains de celui qu’on surnomme the Gentle Giant (le gentil géant), le ukulélé encore plus minuscule dans cette perspective, s’avère bigrement efficace.


Beaucoup se sont essayés à théoriser ce succès transgénérationnel, en rappelant la force évocatrice de la chanson originale Over the rainbow écrite en temps de crise pour le film Le Magicien d’Oz, et qui revient comme un message d’espoir en période difficile (après 2008 on est encore groggy).

 

Certes on ne niera pas l’impact des douces paroles de cette chanson, alliées à celles du savoureux What a wonderful world de Louis Armstrong.

 

Mais quand même, la rythmique lancinante de ce ukulélé qui rassemble les deux chansons en une, soufflée-chantonnée par ce drôle de musicien, a manifestement quelque chose d’autre. Ce truc en plus qui donne à beaucoup la conviction que la musique est bien un art à part, un roi des arts…

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Jilda Hacikoglu - dans Musique
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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 12:09

 

Des mots étranges dans ce titre, pour dire des liens (gaber, en arménien) qu'on aime repérer ici, sur ConnexionsS

 

Explications :

 

Mine Vaganti, est un film italien de Ferzan Özpetek, sorti sur les écrans français sous le titre "Le premier qui l'a dit".

 

Variation sur le thème du coming out gay dans une famille traditionnelle des Pouilles en Italie, le film a été vite catalogué en France sous la catégorie "comédie".

 

A y regarder de plus près, si l'histoire ne manque certes pas d'humour par moment, le film s'avère pourtant moins léger qu'il n'y paraît, sous le soleil au charme ravageur d'Italie.

 

Au-delà du thème homosexuel, c'est surtout les hésitations et la difficulté à faire certains choix de vie qui s'en dégage. Des choix de vie périlleux, dépourvus de filet en cas d'échec, lorsqu'on aspire à autre chose que ce qui semble vous être prédestiné. 

 

Ce thème qui n'a rien d'exceptionnel, est tout de même traité de manière intéressante. Entre autres spécificités, en approchant de la fin, une chanson très particulière, Kutlama, attire l'attention. Elle ouvre une longue scène de célébration, pleine de lyrisme. 

 

A l'occasion de cette célébration (dont on ne peut dire plus sans trahir l'histoire), la caméra glisse sur les personnages du présent mais aussi du passé. La musique, au premier abord typiquement italienne, est vite accompagnée de paroles... turques.

 

Ce tout un peu étrange contribue à l'étrangeté de la scène, à un moment décisif dans l'évolution de l'histoire.

 

Cette incursion turque un peu déroutante, vient bien sûr de ce que Ferzan Özpetek, réalisateur italien de Mine Vaganti, est aussi Turc (1) .

Mais la connexion ne s'arrête pas là (s'arrête-t-elle jamais d'ailleurs ?).

 

 

Kutlama est une chanson de Sezen Aksu, célèbre chanteuse turque. Outre le talent immense qu'on lui attribue, son nom est intimement lié à Onno Tunç, un compositeur tout aussi connu et aimé en Turquie, précocement décédé dans un accident d'avion en 1996. 

 

 


Sezen Aksu - Kutlama Hamyum.Com

  http://www.dailymotion.com/video/x6zomp_sezen-aksu-kutlama-hamyumcom_music

 

   

Ayant écrit pour de nombreux autres artistes turcs, Onno Tunç est Arménien, de son nom de baptême Ohannès Tunçboyaciyan.

 

Pour beaucoup, Sezen Aksu est devenue ce qu'elle est grâce aux compositions de ce musicien hors-pair, autodidacte prolifique, dont les chansons ont reçu quelques prix, et notamment permis à la Turquie de se distinguer aux concours de l'Eurovision. Le choc de sa mort avait plongé la chanteuse dans une profonde dépression (elle ne s'en est pas cachée).

 

Il y a évidemment eu une grande histoire d'amour entre ces deux-là, durable malgré les 4 mariages de la diva, même si aucun n'était avec ledit Onno Tunç.

 

Voilà donc un Arménien célèbre et plutôt apprécié en Turquie, chose assez peu commune surtout de son temps, et cela mérite d'être signalé. Soit ceci dit en passant, de tous temps on trouve des Arméniens dans le paysage artistique turc, mais la plupart du temps, mieux vaut pour eux le faire oublier.

 

Mais encore ? Kutlama a été écrite par Sezen Aksu, ET composée par Arto Tunçboyaciyan, autre Arménien, plus célèbre en Arménie et chez les Arméniens celui-là. C'est le frère cadet d'Onno, et il est à l'origine d'un des groupes arméniens les plus prometteurs de ces dernières années : l' Armenian Navy Band.

 

 

Pour finir de tirer les fils de ces connexions à rallonge :

 

Malgré le titre français, Mine Vaganti se traduit de l'italien par "mines errantes". Une histoire d'errances qui est  effectivement un peu moins réductrice qu'une histoire de "premier qui l'a dit".

 

Kutlama désigne en turc une célébration (quelle qu'elle soit), mais aussi les félicitations qu'on adresse pour tout  évênement heureux: anniversaire, mariage, naissance, et d'autres...

 

Dans la chanson de Sezen Aksu, c'est l'arrivée du printemps qu'on célèbre, symboliquement la fin d'une période et le début d'une autre dans l'éternel cycle des choses, des êtres et des sentiments.

 

 


 

(1) Né à Istanbul en 1959, Ferzan Özpetek s'est installé en Italie pour y étudier (à Rome) à la fin des années 70. Dans les années 1980, c'est aussi en Italie qu'il commence à travailler dans le cinéma en tant qu'assistant-réalisateur notamment.

Ses premiers films datent de 1997 Hammam, et en France on remarquera peu après son Dernier harem (1999), film dont le premier rôle est tenu par Marie Gillain qu'on n'imaginait alors pas dans cet environnement (voir ici sa bio ciné).  

 

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Jilda Hacikoglu - dans Musique
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